Le Plan Epargne Retraite : à quoi sert-il et quelles sont ses modalités d’alimentation ?

Le Plan Epargne Retraite : à quoi sert-il et quelles sont ses modalités d’alimentation ?

On vous parlait ici-même il y a quelques semaines de la Loi Pacte et du nouveau Plan Epargne Retraite, qui vient chambouler – pour le meilleur – les divers plans existant jusqu’à présent. Au regard de l’importance des changements apportés, nous avons décidé de consacrer une série d’articles au PER pour y voir plus clair. Pour commencer : à quoi sert le PER et comment peut-il être alimenté ?

 

Quel est son but ?

Le Plan Epargne Retraite est intéressant à bien des égards. Il permet en premier lieu de se constituer un complément de revenu pour la retraite sous forme de rente.

Toutefois, là n’est pas son seul but. Le PER permet aussi de valoriser un capital, amené à croître au fil des ans. Il est d’ailleurs utile de savoir que ce capital est déblocable sous certaines conditions. Ainsi, en cas d’aléa de la vie (endettement, fin de chômage, invalidité…) ou, de manière plus heureuse, pour acquérir sa résidence principale, il est possible de débloquer tout ou partie du capital placé sur son PER.

L’un des avantages du nouveau Plan Epargne Retraite est la possibilité d’épargner à son rythme. Le plan ne fait l’objet d’aucune obligation de versement, ce qui est un vecteur fort de réassurance, qui écarte l’inquiétude de se retrouver, dans une période de difficulté financière, dans l’obligation d’octroyer une partie de son revenu à son plan d’épargne.

Enfin, le PER vient surtout uniformiser la multitude de solutions proposées jusqu’alors en fonction du profil de l’épargnant. De ce fait, si les contrats PERP, Madelin et autres PERCO et Article 83 continuent d’être commercialisés jusqu’à la fin de l’année, ils cesseront de l’être dès 2021. Les bénéficiaires actuels de ces contrats pourront cependant toujours continuer à en jouir.

 

Quelles sont les modalités d’alimentation du PER ?

Il existe plusieurs manières d’alimenter son plan. Il est tout d’abord possible de transférer, chez le même assureur, l’épargne de son plan actuel ou de son assurance-vie vers le nouveau Plan Epargne Retraite. Cette transférabilité est totale depuis un contrat PERP, Madelin ou PREFON, et les frais de transfert sont plafonnés à 1 % pour les contrats de moins de 5 ans, et sont inexistants pour les contrats plus anciens.

Il est aussi possible de l’alimenter par des versements. Nous l’avons dit plus haut, il est possible d’épargner à son rythme. Les cotisations sont dès lors déductibles du revenu brut global de l’assuré, avec un plafond des versements soumis à déduction.

Pour les versements effectués en 2020, ce plafond est égal au plus élevé des 2 montants suivants :

  • 10 % des revenus professionnels de 2019, nets de cotisations sociales et de frais professionnels, avec une déduction maximale de 32 419 €
  • 4 052 € si ce montant est plus élevé (source service-public.fr)

 

S’il est une chose à retenir en guise de conclusion de ce premier article consacré eu PER, c’est qu’il est clairement avantageux d’y souscrire et d’y transférer les fonds de votre ancien plan, d’autant plus si vous êtes fortement imposé. Il reprend en effet tous les avantages des anciens dispositifs tout en les simplifiant et les harmonisant.